Art Brussels : une foire décomplexée – par Artprice

bruxelle pour wpCe week-end, c’était au tour de Bruxelles d’organiser sa foire annuelle d’art contemporain. Mais quand les capitales se succèdent toutes les semaines pour proposer leur salon, et puis que la ville n’est plus tout à fait au faîte du Marché de l’Art, il est difficile de prétendre attirer le gratin international.

Et pourtant, Art Brussels fait de plus en plus parler d’elle.

A la croisée de grandes routes européennes, la capitale belge est historiquement connue pour ses galeries et ses collectionneurs. Ce ne sont pas les plus puissants du marché mais ils possèdent un œil aguerri. C’est que la ville possède une longue expérience en matière de commerce d’objets d’art, qu’elle tente aujourd’hui de perpétuer sur la scène contemporaine. Ainsi Bruxelles abrite pléthore de galeries et attire de nombreuses enseignes étrangères, pour la plupart françaises ou d’anglo-saxonnes. Par ailleurs, treize maisons de ventes y organisèrent au moins une session Fine Art en 2014, établissant un bilan très honorable : 85 ventes, 10 800 lots, dont 6 400 trouvèrent acquéreurs pour un total de 16,8 millions d’euros d’adjudication.

Evolution du produit de ventes aux enchères publiques à Bruxelles

Evolution du produit de ventes aux enchères publiques à Bruxelles

Le marché aux enchères bruxellois vient ainsi de connaître sa meilleure année, enregistrant un produit des ventes supérieur à celui de 2011, c’est à dire avant que la maison Pierre Bergé et Associés (PBA) ne déserte la capitale faute de croissance. Or cette maison amassait à elle seule 47 % des recettes de la ville, une part que se sont partagées depuis lors plusieurs commissaires:

Répartition du produit des ventes Fine Art à Bruxelles (2011)

Répartition du produit des ventes Fine Art à Bruxelles (2011)

 

Répartition du produit des ventes Fine Art à Bruxelles 2014

Répartition du produit des ventes Fine Art à Bruxelles 2014

Mais comment expliquer que la capitale belge peine ainsi à attirer et retenir les plus célèbres galeries ou maisons de ventes, alors même qu’elle en attire tant d’autres ?

Face à la concentration du marché occidental très haute gamme dans les deux grandes capitales anglo-saxonnes (Londres et New York), Bruxelles préfère jouer la carte de la découverte, celle des nouveaux noms. C’est aussi la stratégie clairement suivie par Art Brussels. Faute d’attirer les galeries les plus prestigieuses, la foire se donne pour défi de mettre en avant celles qui représentent les artistes les plus prometteurs. Etre en avance sur son temps : un exercice périlleux qu’elle semble toutefois relever avec beaucoup d’habileté. Et c’est pourquoi, sans aucun complexe, s’étant fait une raison de ne pas rassembler les galeries les plus chics, la foire bruxelloise séduit de plus en plus de professionnels et d’amateurs.

 

 

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